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Qu'est-ce que le crowdfunding ? Définition et fonctionnement

RAYNAL Frédéric
Frédéric RAYNAL

Expert en crowdfunding

ven. 9 déc. 2022, 12:17

Vous avez entendu ce mot à la télé, lu un article dans la presse ou vu une info sur les réseaux sociaux… et vous vous demandez ce qu'est le crowdfunding ? Comment ça marche et si c'est fait pour vous ? Alors vous êtes au bon endroit, WiSEED est l'un des pionniers du « financement participatif » en France ! Voici donc la définition du crowdfunding et son fonctionnement, ainsi que les avantages et limites de ce type de placement.

Crowdfunding : qu'est-ce que c'est ?

Le terme Crowdfunding ou financement participatif signifie « financement par la foule ». Il s'agit d'une opération pour récolter des fonds auprès du grand public, ces milliers de personnes non-professionnelles de l'investis sement qui participent au financement de projets dans des secteurs d'activité divers : artistique, culturel, entrepreneurial… pour développer des idées, des produits, des logements, etc. Cette participation financière peut prendre la forme d'un don, d'un prêt ou d'un investissement.

La grande force de crowdfunding, c'est de mettre en relation via des plateformes web réglementées, des porteurs de projets dont la réalisation nécessite une somme d'argent, avec des personnes (physiques ou morales) qui veulent soutenir une cause ou placer leur épargne autrement, hors des supports financiers traditionnels, de façon directe, sécurisée et traçable.

Don avec ou sans contrepartie, crowdlending, crowdequity : comment ça fonctionne ?

Dans la famille du crowdfunding au sens large, on dénombre 3 grandes typologies de financements : le don, le prêt et l'investissement.

crowdfunding vs crowdlending vs crowdequity

Le don avec ou sans contrepartie

Que vous soyez un particulier, une association, un auto-entrepreneur ou une entreprise… tout le monde peut essayer de collecter des fonds auprès de micro-mécènes pour financer son projet.

  • D'une part, on trouve le crowdfunding en « don pur » pour le financement de projets de charités, humanitaires, sociaux, etc. Les contributeurs donnent un peu, beaucoup, passionnément, pour soutenir pécuniairement ces types de projets, sans rien attendre en retour ;
  • D'autre part, le crowdfunding en « don avec récompense »pour financer les projets créatifs, culturels, entrepreneuriaux, etc., en échange d'une gratification symbolique ou d'une contrepartie en nature principalement : une entrée pour avoir aidé à la création d'un spectacle, un panier de légumes pour avoir permis l'installation d'un maraîcher, etc. Les marques utilisent aussi ce système pour réaliser la prévente de produits inédits ou tester de nouveaux marchés.

D'après le baromètre du crowdfunding 2022 en France, le crowdfunding en don dans sa globalité a concerné 116 155 projets financés, soit un montant de 106,7 millions d'euros.

Le crowdlending : un prêt participatif avec ou sans intérêts

Sur les plateformes de crowdlending, il est possible de prêter de l'argent à d'autres particuliers pour des projets personnels (études, mariage, travaux…) ou à des entreprises établies pour développer leur activité, lancer une campagne marketing, acheter une machine, etc.

Certains de ces prêts participatifs ne sont pas rémunérés, mais la plupart des porteurs de projet proposent aux prêteurs des intérêts financiers entre 2 % et 10 % bruts annuels selon la nature de l'opération et le niveau de risque, sur une durée comprise entre 12 et 60 mois.

En France, le prêt rémunéré (+ minibons) représentait un peu plus de 309 millions d'euros collectés en 2022 pour 1 800 opérations financées.

En matière d'investissement en crowdfunding, plusieurs solutions de placements se sont développées dans le financement de sociétés non cotées en bourse, et ce, dans de nombreux domaines d'activité.

La locomotive du secteur : le crowdfunding immobilier

En 2022, c'est encore le crowdfunding immobilier qui représente le plus gros volume de collecte : 1,8 milliard d&aposs;euros pour 1 775 projets. Ce mécanisme concerne majoritairement des opérateurs immobiliers (société de promotion immobilière, marchands de biens, etc.) qui financent une partie de leurs projets en émettant desobligations à taux fixe dont la rémunération se situe entre 8 % et 11 % brut par an, sur des périodes de 18 à 36 mois.

Le segment historique : le crowdequity pour investir dans les startups

Le crowdequity est une autre façon de placer son épargne : il s'agit d'investir au capital d'une startup qui montre un fort potentiel de croissance. En tant qu'actionnaire, vous pouvez espérer réaliser une plus-value lors de la revente des titres. La durée de placement sur ce type d'investissement en capital doit être envisagée à long terme, 8 ans au minimum. En 2022, 150 millions d'euros ont été investis en Private equity en France pour 375 projets financés.

Les autres exemples d'opérations proposées sur les plateformes

Grâce au financement participatif, d'autres options existent aujourd'hui pour placer son argent autrement : investir dans des parts de sociétés coopératives, dans des projets liés aux énergies renouvelables, dans des Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), et même financer l'achat et l'exploitation de parcelles de forêts !

Le crowdfunding d'hier à aujourd'hui : quelle histoire !

L'origine du financement participatif est bien plus ancienne qu'on ne le pense. Mozart lui-même aurait échangé quelques pièces contre des partitions signées de sa main pour financer ses concerts. Toutefois, on attribue généralement la première grande campagne de crowdfunding au célèbre sculpteur Auguste Bartholdi, destinée à payer les derniers travaux sur la Statue de la Liberté au 18e siècle.

Dans l'Histoire récente, le crowdfunding revient sur le devant de la scène en 2007 avec le financement de l'album Toi+Moi du chanteur Grégoire. En 2008, deux entrepreneurs un peu fous, Nicolas Sérès et Thierry Merquiol, fondent WiSEED pourmettre en relation des startups innovantes en recherche de fonds avec des investisseurs particuliers qui veulent investir au capital de ses pépites : l'equity-crowdfunding est né.

Le boom des années 2010 et les premières réglementations

En 2008, pour récolter les fonds nécessaires au succès de sa candidature présidentielle, Barack Obama lance une campagne de crowdfunding qui touche un très large public et atteint plus de 600 millions de dollars : une belle démonstration de la puissance du crowdfunding. Après cette réussite, les États-Unis prennent la tête de ce nouveau mode de financement.

Grâce au développement du web, de multiples plateformes apparaissent, les projets sont plus variés et le profil des investisseurs évolue : fini les opérations réservées aux investisseurs fortunés, aux acteurs institutionnels ou aux Business-angels, place aux contributeurs plus modestes, qui, grâce à la force du nombre, réussissent tout aussi bien à financer des projets.

Aujourd'hui, le marché est plus mature, les titres financiers proposés sont toujours plus diversifiés et leurs modes de fonctionnement mieux maîtrisés. Le secteur du crowdfunding pèse 2,35 milliards d'euros en 2022, soit 14 fois plus qu'en 2015 (167 millions d'euros), preuve de l'engouement autour de ce placement alternatif.

Le crowdfunding fait aussi l'objet d'une réglementation exigeante, qui a beaucoup évolué entre 2014 avec la première modification du Code monétaire et financier (ordonnance n°2014-559), et 2023 avec la mise en œuvre du nouveau statut unique européen de Prestataire de services de financement participatif (PSFP). Cette forte régulation des autorités concernant la souscription de titres financiers permet de limiter les dérives et de protéger les investisseurs.

Comment investir sur une plateforme de crowdfunding en France ?

étapes pour investir en crowdfunding

Avant tout investissement (crowdfunding, assurance-vie, SCPI, bourse…), il est primordial de déterminer votre profil investisseur. Il s'agit de fixer vos objectifs et horizons de placement en fonction de votre âge, de votre situation personnelle et patrimoniale, de votre capacité financière, de votre sensibilité au risque, etc.

Ensuite, il faudra sélectionner une plateforme de financement participatif qui vous correspond, selon des critères comme l'agrément auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ou de l'Autorité des marchés financiers (AMF), ou les deux comme WiSEED ! l'historique et l'expérience de la plateforme, ses indicateurs de performances, la typologie et le volume de projets, etc.

Une fois la plateforme choisie, le processus est sensiblement toujours le même :

  • Créer un profil et télécharger les documents d'identité obligatoires. Après contrôle et validation, vous accédez à toutes les fonctionnalités de la plateforme ;
  • Consulter et étudier les projets en cours de financement, grâce aux éléments de présentation et d'aide à la décision mis à votre disposition. Chez WiSEED, vous pouvez aussi poser vos questions en ligne et échanger avec les autres investisseurs ;
  • Investir dans un projet, par la signature électronique d'un bulletin de souscription et le paiement de votre participation. WiSEED est l'une des rares plateformes qui propose d'investir à partir de 100 €, une somme très abordable pour ce type d'actif financier ;
  • Suivre le projet pendant la durée de l'investissement, grâce à des reportings réguliers ;
  • Percevoir les gains (intérêts ou plus-value principalement), de manière échelonnée ou « in fine », au terme de l'opération. Attention, l'investissement comporte des risques et le capital n'est pas garanti, nous y viendrons plus bas ;
  • Déclarer ses revenus issus du crowdfunding : en principe, votre déclaration de revenus est pré-remplie, mais voici notre guide pour comprendre la fiscalité du crowdfunding.

Pour finir, il ne vous reste plus qu'à réinvestir vos gains pour continuer à faire progresser votre portefeuille d'investissement, en profitant de l'effet des intérêts composés (les intérêts perçus génèrent à leur tour des intérêts s'ils sont réinvestis).

Quels sont les risques et avantages du crowdfunding ?

Une fois n'est pas coutume, commençons par évoquer les risques liés au financement participatif. Il est important de les connaître et de les comprendre avant de donner, prêter ou investir son argent via une plateforme de crowdfunding.

Si vous effectuez un don avec contrepartie, le seul risque est de ne pas recevoir votre récompense comme prévu. En revanche, les risques sont plus élevés s'il s'agit d'un placement financier.

Les principaux risques liés au prêt participatif, à l'investissement en capital ou en dette (obligation notamment) :

  • Perte totale ou partielle du capital investi : les fonds ne sont pas garantis ;
  • Défaut de liquidité, soit une impossibilité de vendre vos titres quand vous le désirez ;
  • Baisse potentielle du rendement annoncé ;
  • Modification de la durée maximale de placement prévue, raccourcie ou prolongée ;
  • Et plus spécifiquement à l'investissement en actions non cotées : absence probable de dividendes (l'objectif est plutôt la réalisation d'une plus-value à la revente), dilution du capital en cas de nouvelle levée de fonds, baisse de la valorisation de la société financée ;
  • Enfin, il faut ajouter tous les risques extérieurs (aléas climatiques, macroéconomiques ou législatifs) et ceux attachés à des difficultés opérationnelles, financière, juridique ou dus à une mauvaise gestion des dirigeants.

En contrepartie de la prise de risque, le crowdfunding offre de nombreux avantages :

  • Vous pouvez soutenir des porteurs de projet talentueux en effectuant un don pur ou avec récompense ;
  • Vous accédez à des projets intéressants et rémunérateurs, autrefois réservés aux investisseurs institutionnels, et vous pouvez ainsi diversifier votre épargne;
  • Vous investissez de façon simple et rapide, à partir d'un montant minimum faible : quelques euros en don ou prêt, et 100 € en actions ou en obligations (sur WiSEED) ;
  • Vous bénéficiez de l'expertise de la plateforme (analyse des projets, préparation juridique, opérationnelle et fiscale des collectes, suivi et versement des intérêts ou plus-value, etc.) ;
  • Vous profitez de rendements potentiels attractifs, supérieurs à l'inflation, notamment avec le crowdfunding immobilier ou le financement de startup qui peut produire des plus-values élevé.

Et surtout, vous participez directement au financement de l'économie réelle, ces startups, sociétés immobilières, PME françaises qui créent de la valeur, de l'emploi et préparent les solutions de demain !

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